Les deux dernières colonnes, et une hypothèse abandonnée¶
La cascade réfutée une seconde fois, par un compteur
slipoff_count_after_click est non nul pour 43,7 % des lignes cliquées et 0,5 % des
autres. Après un clic, le journal enregistre explicitement que des documents ont défilé : le
lecteur est revenu. Sous cascade stricte, cette colonne serait toujours nulle.
Corrigé — les deux tiers de cet effet étaient une composition
Ce chapitre a mesuré qu'un format enrichi au-dessus retire 8,4 points d'examen à ce qui suit, à rang et à hauteur de page comparables, et en a conclu que la remise d'attention \(w_R\) était une propriété de la page servie. Le contrôle qui manquait était le contenu : à contenu tenu fixe, il ne reste que 6 % au lieu de 18 %, et une simulation sans aucun effet reproduit presque exactement le chiffre publié ici.
Ce qui suit est conservé tel qu'il a été publié. Sa correction est au chapitre suivant.
Et une hypothèse que j'avais avancée est fausse
Le pli d'écran — « l'exposition serait affaire de pixels, non de rang » — ne tient pas. Le rang explique mieux (\(R^2\) de McFadden 0,082) que la hauteur cumulée (0,057), et les pixels n'ajoutent que 0,0007 une fois le rang connu.
Ce qui restait à lire¶
L'exposition mesurée s'est terminée sur deux colonnes laissées de côté. Elles font ici trois choses : l'une confirme une hypothèse par une voie indépendante, l'autre en établit une nouvelle, et une troisième — formulée avec assurance au chapitre précédent — ne survit pas à sa vérification.

Le retour après clic ; l'effet d'un format enrichi au-dessus ; la survie de cet effet une fois la géométrie neutralisée ; et l'hypothèse du pli d'écran mise en échec. Figure régénérée par le notebook 24.
1. Le retour après clic, mesuré¶
Le chapitre précédent avait constaté que l'examen se poursuit sous un clic, et proposé une explication : « un lecteur qui clique, revient, puis poursuit sa lecture ». C'était une hypothèse avancée pour expliquer un signe inattendu.
slipoff_count_after_click la vérifie directement : elle compte les documents sortis de l'écran
après un clic, et ne peut être non nulle que si le lecteur est revenu.
| Rang du contenu cliqué | Part des clics suivis d'un défilement |
|---|---|
| 1 | 0,374 |
| 3 | 0,469 |
| 6 | 0,586 |
| 8 | 0,526 |
La part croît avec la profondeur du clic, ce qui se lit sans peine : un lecteur qui a dû descendre pour trouver n'a pas fini de chercher.
Deux voies indépendantes concordent. L'exposition mesurée a réfuté la cascade par un test statistique sur l'examen ; cette colonne la réfute par un fait consigné. C'est ce qu'on peut demander de mieux à une réfutation.
2. Le format modifie l'exposition¶
Un format enrichi — encadré de réponse, image, tableau — est plus haut : 273 pixels en médiane contre 192 pour un résultat ordinaire. L'hypothèse naturelle est donc géométrique : un contenu enrichi en tête repousserait les suivants vers le bas de l'écran.
Elle se teste en neutralisant la hauteur — à rang égal et à pixels cumulés comparables :
| Rang | Bande de pixels | Sans enrichi | Avec enrichi | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 3 | tiers médian | 0,800 | 0,722 | −0,078 |
| 6 | tiers médian | 0,367 | 0,280 | −0,087 |
| 9 | tiers médian | 0,266 | 0,178 | −0,088 |
Écart médian sur 21 strates : −0,084, toutes de même signe. L'effet subsiste une fois la géométrie neutralisée : ce n'est pas un effet de repoussement.
L'explication qui reste est celle de la satisfaction : un encadré de réponse répond à la question, et le lecteur cesse de descendre. C'est la lecture que propose la littérature sur la « page entière », et le chiffre lui donne raison ici.
Ce que cela retire à toute mesure fondée sur le rang seul
L'exposition d'un contenu au rang \(R\) dépend du format de ce qui est au-dessus, et cette dépendance ne se réduit ni au rang ni à la place occupée. Aucune loi \(e(R)\) — puissance, géométrique ou autre — ne peut la représenter, puisqu'elle ne prend pas la page en argument.
Deux fils de composition identique, servis avec des formats différents, n'exposent pas la même chose.
Retiré — cette conclusion supposait un contrôle qui manquait
Les strates ci-dessus tiennent le rang et les pixels fixes, mais pas le contenu. Un encadré de réponse ne s'affiche pas au hasard : il répond à une question factuelle, qui n'appelle pas la même lecture. Une fois le même document comparé à lui-même au même rang, l'écart tombe à 6 % — et l'incidence sur l'indice à \(0{,}0025\), quatorze fois moins que celle de la convention \(1/R\) qu'il devait disqualifier. → l'effet de page
3. Une hypothèse retirée¶
Le chapitre précédent avait constaté que la courbe d'examen mesurée n'est pas une loi de puissance, et proposé un modèle à pli d'écran. J'avais écrit :
C'est la signature d'un seuil d'écran […] La colonne
serp_heightencode précisément la hauteur de page, donc le rang où ce seuil tombe.
C'était une hypothèse mécanique, et serp_height permet de la tester.
| Modèle | \(R^2\) de McFadden |
|---|---|
| log(rang) seul | 0,0820 |
| pixels cumulés seuls | 0,0567 |
| les deux | 0,0827 |
Le rang explique mieux que les pixels, et ceux-ci n'ajoutent que 0,0007. À rang égal, les pixels ne comptent qu'aux deux premiers rangs (+0,196 et +0,138 d'amplitude) et l'effet s'éteint ensuite — l'inverse de ce qu'un seuil d'écran prédirait.
Hypothèse retirée : « l'exposition est affaire de pixels, non de rang »
Le constat du chapitre précédent tient : la courbe mesurée n'est pas une loi de puissance, et un modèle à deux régimes l'ajuste mieux. C'est l'explication mécanique que j'en avais donnée qui tombe. La forme en deux temps existe ; elle ne vient pas de la géométrie de la page.
Ce que la mesure suggère à la place, sans l'établir : la décroissance vient du contenu plus que de la place. Un format enrichi en tête satisfait le besoin — section 2 — et ce qui suit n'est plus consulté quelle que soit sa position à l'écran.
4. Ce qui s'ajoute à la demande d'accès aux données¶
Le tableau 3 réclame déjà une colonne affichages. Il en faudrait une
quatrième : le format du contenu servi, catégorie déclarée par la plateforme.
Sans elle, deux fils de composition identique peuvent exposer des diversités différentes sans que rien ne le signale — et un plancher devient dépendant d'une variable qu'on ne voit pas. C'est aussi une variable peu sensible : le format d'un contenu ne dit rien de son lecteur.
Révisé — la colonne reste utile, elle n'est plus nécessaire
Une fois l'effet mesuré à contenu fixé, son incidence sur l'indice est de \(0{,}0025\). La
colonne format ne conditionne donc plus le calcul ; elle sert à vérifier ce chapitre
sur une autre plateforme. → l'effet de page
Réserves¶
slipoff_count_after_click mesure un défilement après un clic, pas un examen : il atteste que
le lecteur est revenu, non qu'il ait regardé ce qui a défilé. La réfutation de la cascade stricte
tient ; l'ampleur du retour, non.
media_type compte 437 valeurs distinctes dont la signification n'est pas documentée. Le
regroupement en « ordinaire » (valeur 0, 68,8 % des lignes) contre « enrichi » est un choix de ce
dépôt, non une catégorisation de la plateforme, et un découpage plus fin donnerait peut-être un
autre résultat.
Enfin, ce chapitre lit le journal brut et non le condensé : croiser rang, pixels et format n'a pas d'équivalent agrégé, et porter ces strates dans le condensé multiplierait les cellules. C'est le seul chapitre du dépôt dans ce cas.
Il en découle qu'il est écarté du balayage d'intégration continue, qui régénère les
vingt-quatre autres. Le reproduire demande de récupérer d'abord le journal
(scripts/fetch_exposure.py), puis docker compose run --rm notebooks-full. C'est une entorse à
la règle du dépôt — tout doit se régénérer depuis ce qui est versionné — et elle est signalée ici
plutôt que laissée à découvrir.
Notebook : 24 — Format et retour · exposition mesurée · le test de forme · demande au titre de l'article 40